Dialogue autour du nouveau schéma d’implantation des éoliennes

26/04/2016 | L'environnement, La concertation

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Entretien avec Gérard Moreau et Victor Adrien, membres de l’Association des Amis de l’île de Noirmoutier, et Clémence Soret, responsable environnement chez Eoliennes en Mer Iles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN).

Photo prise lors de l’atelier paysage du 5 avril

L’atelier paysage du 5 avril

Pourriez-vous présenter votre association en quelques mots ? Pourquoi participer à l’atelier “le projet et le paysage” organisé par la société EMYN le 5 avril dernier ?

Gérard Moreau : L’Association des Amis de l’île de Noirmoutier a été créée en 1934 et compte entre 800 et 1000 membres, dont beaucoup de résidents secondaires. Notre objectif est la préservation du patrimoine de l’île de Noirmoutier. Nous disposons de beaucoup d’archives et d’ouvrages qui retracent la mémoire de l’île.

Victor Adrien : Une commission dédiée à l’environnement a été créée dès 1971. La douzaine de membres qui la compose est donc très mobilisée sur le sujet du parc éolien en mer car c’est un projet important auquel on ne peut que s’intéresser. Lors d’un conseil d’administration, nous avons validé notre position en faveur du projet car, sensibles aux changements climatiques, nous estimons qu’il participera à la diminution des gaz à effet de serre.

Qu’avez-vous retenu de cet atelier paysage ? 

Gérard Moreau : J’ai noté que d’énormes efforts ont été fournis par EMYN pour communiquer sur le sujet du paysage et pour faire en sorte que tout le monde puisse avoir une idée de ce que représentera le parc éolien depuis la côte. J’ai trouvé particulièrement intéressant le travail de Jean-Marc Vézien du CNRS, qui utilise des repères existants tel que le château d’eau, pour donner aux gens une véritable échelle visuelle de ce que sera le parc.

Clémence Soret : Notre volonté est effectivement que chacun puisse se forger sa propre opinion de ce que sera l’impact visuel de ce parc éolien en mer,  et ce grâce à une multitude d’outils : photomontages sur panneaux circulaires, photomontages animés sur ordinateur, cahier de photomontages, comparaison avec des éléments existants du patrimoine… Le format de réunion en « atelier » permet quant à lui de favoriser le dialogue avec les participants.

Que pensez-vous du nouveau schéma d’implantation des éoliennes proposé par EMYN ? 

Gérard Moreau : Au sein du groupe de l’atelier dont j’étais le rapporteur, nous n’avons pas vraiment réussi à faire ressortir une position tranchée sur cette nouvelle implantation. Personnellement, je n’y vois pas un grand changement. Par contre, du point de vue des pêcheurs et des usagers de la mer en général, ce nouveau schéma est vraiment positif.

Clémence Soret : Cette nouvelle implantation a évolué afin d’améliorer la sécurité maritime, favoriser la cohabitation avec les activités de pêche professionnelle, et aussi limiter l’impact visuel. Nous avons abandonné l’implantation en « quinconce » de nos éoliennes pour désormais adopter une implantation en « lignes » qui permet au parc éolien d’être mieux organisé et plus lisible, passant de 8 à 5 lignes d’éoliennes.

Ce type d’atelier répond-il à vos attentes, et voyez-vous d’autres thèmes ou moyens de partage qui intéresseraient les noirmoutrins ? 

Gérard Moreau : Tout à fait, le travail d’EMYN est transparent et à la hauteur. Je trouve dommage que les gens ne cherchent pas à s’informer davantage lors de réunions ou d’ateliers organisés par EMYN, mais globalement je ne pense pas que le projet de parc éolien soit une préoccupation de tous les instants pour les noirmoutrins. Néanmoins, il faut continuer à communiquer, par exemple en tractant sur les marchés pendant l’été, sur chaque commune de l’île. C’est une période où la population est multipliée par 10 et donc une bonne opportunité de capter un maximum de citoyens.

Crédits photos : Denis Power Group

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